Revendiquer ma vie après une maladie mentale (2 ième partie)… | Personne souffrant d'une maladie | My Website

Revendiquer ma vie après une maladie mentale (2 ième partie)…

Sylvie albert2

Depuis le début de ma quarantaine.

Mon rétablissement n’est pas seulement pour moi et pour ma vie : je veux aussi aider à la création d’un meilleur environnement dans lequel les autres peuvent explorer le sens de la maladie mentale dans leur propre vie. Depuis que j’ai plus d’énergie en vivant une vie pleine de sens, je souhaite que tous les patients aient aussi l’opportunité de réaliser leur but. La société a un rôle plus important à jouer pour reconnaître les rôles des patients comme des citoyens à part entière dans toutes les sphères d’activités et elle devrait les encourager.

Quand je réalisai que la personne en charge (l’esprit de recherche en moi) était capable de prendre plus de décisions que je pensais, j’observai que le bien-être devenait concret et pas un autre but inaccessible. Il y a néanmoins aucune magie parce que je dois faire des négociations avec moi-même, c’est-à-dire être en charge de mes échecs et ne pas rendre les autres responsables de ceux-ci. Cela m’aide à garder le focus sur l’amélioration de mes conditions de vie. J’en profite car les gens me disent que je m’adapte, je suis plus flexible. C’est le même but qu’ils poursuivent avec leur vie dite normale.

Mes accomplissements ne sont cependant jamais une affaire conclue parce que je dois aller dans les détails de mon comportement envers la vie comme si c’était une pierre précieuse. Ce que je veux dire est qu’il n’y a aucune garantie de retrouver mon plein potentiel mais le but se maintient de faire partie de l’aventure comme une actrice, pas une spectatrice. Je ne veux pas mettre un masque et prétendre que j’ai rétabli 100% de ma santé mentale et qu’il y a une guérison quelque part. N’importe quel chemin que je prends sera rocailleux et c’est une bénédiction. Je suis assez résiliente pour naviguer sur cette route et je trouverai des façons d’accepter les embûches et accueillir les défis.

Sylvie Albert
Juin 2008