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Tu as fait un bon bout de chemin...
26/07/11 09:41
Tu as fait un bon bout de chemin...
Bonjour Mike,
J'ai rencontré ta soeur au congrès cette semaine. Nous étions dans le même groupe de travail et elle m'a reconnu de l’époque où j'étais agent de sécurité à l'Institut Allan Memorial. Nous avons échangé quelques mots mais je ne me souvenais pas de ton visage. Puis, elle m'a donné ta carte et je suis allé sur ton site. De fil en aiguille, je t'ai reconnu et je me suis dit: 'C'est lui'. Je me souviens de nos longues discussions à mon bureau à l'entrée.
J'ai navigué sur ton site internet et je peux dire une chose, c'est que tu as fait un bon bout de chemin et je suis fier de t'avoir rencontré. Le travail que tu fais est fantastique, pertinent et rejoint les gens.
Mike, continue le travail que tu fais. Tu es un atout irremplaçable. Je pense que ta mission poursuivie que tu t'es donnée t'aide autant que les autres, et nous aide à mieux comprendre la maladie mentale et combats la stigmatisation de celle-ci.
En conclusion, sois fort, continue ta batailles juste et persévère à donner ce cadeau fantastique que tu as en toi.
Sincèrement,
Michael Paul Kofira
Agent de Sécurité, Institut Allan Memorial, Délégué HRV CSN
Centres d’activités en santé mentale au Nouveau-Brunswick
20/05/11 16:28

Centres d’activités en santé mentale : servir les Néo-Brunswickois
C’est la Semaine de la santé mentale. Eugène LeBlanc est président des centres d’activités en santé mentale du Nouveau-Brunswick. VotreNet a récemment rencontré M. LeBlanc pour discuter du travail important accompli dans près de 30 centres à l’échelle de la province.
(récit VotreNet)
Eugène LeBlanc : président de l’Association des centres d’activités en santé mentale du Nouveau-Brunswick.
VotreNet : Combien de centres d’activités en santé mentale y a-t-il au Nouveau-Brunswick et quel est leur rôle?
Eugène : Il y en a actuellement 15 qui relèvent de la RRS Vitalité et 12 de la RRS Horizon, soit un total de 27 centres d’activités au Nouveau-Brunswick. Ces centres donnent aux gens qui sont souvent exclus de l’économie de marché en raison de leur santé mentale la possibilité d’avoir accès à une vie sociale en favorisant l’inclusion et l’appartenance communautaires.
VotreNet : Comment ces centres arrivent-ils à accomplir leurs activités communautaires tout en respectant le mandat du ministère de la Santé et en fournissant des services de façon coordonnée et uniforme dans le cadre de la politique du Nouveau-Brunswick sur la santé mentale?
Eugène : Les centres d’activités évoluent à l’extérieur de l’environnement clinique; par conséquent, pour les gens qui souhaitent obtenir des services complémentaires dans le domaine de l’intégration communautaire, ces centres font partie intégrante d’un cadre de planification global de la politique de santé mentale au Nouveau-Brunswick.
VotreNet : Quelles sont les réussites positives de nos centres d’activités en santé mentale?
Eugène : Ces endroits sont témoins de nombreuses réussites merveilleuses. Parmi celles-ci, mentionnons la prise de conscience et l’admission qu’un pair est un égal. J’ai mal, vous avez mal, alors trouvons une façon de nous aider mutuellement.
Nous tenons un tournoi de quilles annuel et un jamboree. Depuis 1987, nous produisons également la publication la plus réputée sur la survivance au Canada : Our Voice /Notre Voix, qui donne la parole à la santé mentale, sans voix. En 2008, nous avons publié Osons imaginer : De la folie à la fierté, qui relate l’histoire de la prestation de soins de santé mentale au Nouveau-Brunswick au cours des 200 dernières années. Les centres d’activités sont également liés au Réseau des bénéficiaires en santé mentale du Nouveau-Brunswick, qui revendique une meilleure qualité de vie pour ceux qui sont exclus de la société traditionnelle.
VotreNet : Il doit aussi y avoir des défis…
Eugène : Le financement est toujours un enjeu, tout comme l’épuisement professionnel chez les dirigeants.
VotreNet : Nous avons appris que vous avez profité des services offerts par les centres d’activités communautaires en santé mentale.
Eugène : Je suis devenu directeur de mon centre d’activités (Groupe de support émotionnel inc., à Moncton) en 1987. À l’époque, je n’allais pas très bien, mais grâce à mes responsabilités et au soutien de mes pairs, j’ai surmonté beaucoup d’obstacles et réalisé que ce travail est ma vocation. En 2003, j’ai reçu le Prix des droits de la personne du Nouveau-Brunswick pour ma contribution locale à la santé mentale.
VotreNet : De nombreuses personnes ne veulent pas parler de maladie mentale ni admettre qu’elles ou des membres de leur famille souffrent d’une telle affliction.
Eugène : La maladie mentale continue d’engendrer la honte, mais il existe une autre forme de honte, dont on discute rarement : les expériences marquantes que les soins psychiatriques peuvent parfois faire vivre aux gens. L’hospitalisation, les injures sous forme de diagnostic, la surconsommation de médicaments, l’isolation et les autres facteurs connexes peuvent blesser certaines personnes à vie. Je suis témoin de ce phénomène chaque jour! Nous devons nous opposer à de telles injustices.
VotreNet : La plupart des survivants du cancer sont fiers de raconter leur histoire. Mais la plupart des survivants d’une maladie mentale grave sont plus susceptibles de taire leur histoire. Pourquoi?
Eugène : Je pense que la situation s’améliore parce que nous entendons maintenant les gens raconter leur histoire. Certains écrivent des livres pour raconter leurs expériences, produisent des pièces et font des monologues comiques, entre autres. Partager son histoire est très salutaire. Cette approche « racontez votre histoire » devient contagieuse et de plus en plus de gens veulent l’adopter.
VotreNet : Que pouvons-nous faire, en société, pour aider les personnes atteintes de maladie mentale?
Eugène : Nous ne devons jamais nous satisfaire de nos capacités d’écoute parce qu’il est toujours possible de mieux écouter les messages codés que les gens nous envoient. Si nous étions en mesure de mieux décoder les appels des gens et de réagir, nous pourrions prévenir beaucoup de douleur et d’agonie mentale.
VotreNet : Le Nouveau-Brunswick s’est engagé à créer un nouveau plan d’action sur la santé mentale. Quels éléments aimeriez-vous que cette stratégie comprenne?
Eugène : Je ne mentionnerai que deux éléments. Premièrement, nous devons reconnaître que le gouvernement ne peut pas régler chaque problème émotif vécu par ses citoyens. Lorsque la province intervient, le problème devient souvent médical, ce qui crée une dépendance et engendre une utilisation des ressources qu’il serait préférable de réserver aux cas les plus graves.
La deuxième amélioration que j’aimerais voir consisterait à apporter des changements considérables au domaine de la santé mentale; nous devons fournir des outils médias supplémentaires à ceux qui vivent des expériences psychiatriques, afin que le message des réalités locales puisse s’infiltrer dans la société traditionnelle. Our Voice /Notre Voix en est un exemple, mais on peut en faire beaucoup plus dans les domaines de la publication et de la diffusion grâce aux nouvelles technologies. De telles innovations créent une économie interne et poussent les gens à posséder les solutions de leur santé mentale personnelle et collective. La société et le système de santé mentale seraient également avantagés parce que tous connaîtraient mieux les différents sujets liés à la santé mentale et seraient sensibilisés aux déterminants de la santé.
VotreNet : Merci d’avoir pris le temps de discuter avec nous. Avez-vous quelque chose à ajouter?
Eugène : Merci de m’avoir permis de parler des centres d’activités et d’exprimer certains de mes espoirs et visions concernant la santé mentale.
