Le Blog de Mike
Le Projet 80/20

Votre soutien est très apprécié…

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Votre soutien est très apprécié…

Bonjour, mon nom est Mike Santoro. J’ai 43 ans, je suis marié et fière papa d’une fille de 8 ans. Je souffre également d’une maladie mentale sévère et persistante.

Mon rêve est de parler devant de grands auditoires au sujet des outils que j’utilise pour être bien et que j'ai mis sur pied au cours des 25 dernières années. Ces outils m'ont tenu à l'écart des hôpitaux et m'ont donné les possibilités qui sont en face de moi aujourd'hui.

J’ai complété en 2007, un DVD éducatif intitulé « LE PROJET 80/20 ». À travers 21 chapitres, je vous explique les méthodes que j’utilise pour gérer ma maladie. De plus, le film a été primé dans 2 festivals de film aux États-Unis en recevant la distinction de « Mention Honorifique ».

Votre support est vital pour la continuité de ce projet. Vous pouvez m’encourager en faisant l’acquisition du DVD « LE PROJET 80/20 » et en visitant mon site web au: www.HistoireDeMike.com où vous trouverez un trésor d’information sur la maladie mentale.
Merci pour votre support!!
Mike Santoro

DVD Le Projet 80/20 – Thème no 10

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DVD Le Projet 80/20 – Thème no 10 – Remerciez vos soignants…

Le dixième et dernier thème du DVD Le Projet 80/20 que j’aimerais aborder, c’est l’importance de la reconnaissance envers ses soignants.

Nous sommes tous pris par notre maladie et par toutes les façons dont elle a changé notre réalité et nos capacités. Il est donc facile d’oublier que notre maladie touche aussi les personnes qui nous entourent et surtout, d’oublier à quel point nous avons besoin d’elles. On ne pourrait tout simplement pas se reprendre en main sans nos soignants et selon moi, nous devons les en remercier ouvertement et leur témoigner notre reconnaissance.

Pensons-y : qui fait face à la réalité la plus dure, le malade ou le conjoint ou la conjointe ou le membre de la famille qui tente de soutenir le malade chaque jour, tout en jonglant avec un sentiment d’incapacité et de peur?

Selon moi, ce sont nos soignants qui doivent surmonter le plus grand défi pour la simple et bonne raison qu’ils ne sont pas forcés de faire face à la maladie. Nous vivons avec les symptômes, ils font partie de nous, mais nos soignants restent près de nous et choisissent de nous tendre la main, par amour et par souci. Le chemin choisi n’est pas de tout repos et leur décision est des plus généreuses.

Bien sûr, certaines personnes n’arrivent pas à y faire face et se retirent. Toutefois, la plupart des soignants relèvent admirablement le défi et apprennent à jouer leur rôle chaque jour, chaque mois et chaque année du mieux qu’ils le peuvent. Je suis éternellement reconnaissant envers chaque personne qui m’entoure et pour tout ce qu’elles m’ont donné et tout ce qu’elles continuent de me donner.

Portez-vous bien,
Jason Finucan

DVD Le Projet 80/20 – Thème no 9

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DVD Le Projet 80/20 – Thème no 9 – Accueillir sa maladie…

Le neuvième thème que j’aimerais aborder, c’est l’accueil de la maladie. C’est un sujet que j’aborde souvent lorsque je présente des allocutions afin de conscientiser le public sur la maladie mentale et pour briser le stigmate. S’il y a un élément de notre réaction à la maladie qui est véritablement un pilier pour les autres facteurs et les choix qui peuvent nous aider à réussir, c’est bien ça.

Selon ma propre expérience, chaque personne qui a réussi à se reprendre en main et à bien vivre, malgré sa lutte continuelle avec la maladie, a accepté sa situation et en a aussi accepté la responsabilité. Cette maladie est devenue la leur et non le contraire, ce n’est pas la maladie qui s’est emparée d’eux. Ces personnes ont compris qu’elles sont responsables de leur propre rétablissement, tandis que les gens autour peuvent les soutenir, les rassurer et les épauler au cours des jours difficiles.

Posséder sa maladie, ce n’est pas facile. Ça m’a pris presque deux ans avant d’accepter ma maladie… alors, imaginez l’accueillir! Toutefois, lorsque je regarde en arrière, je constate que pendant ce temps, je nageais sur place et que ma condition s’est vite détériorée. Après une semaine de crise, j’ai fait face à la dure et froide réalité d’une chambre verrouillée d’un hôpital psychiatrique et à la peur qui se lisait sur le visage des gens que j’aimais, tandis qu’ils se demandaient ce que je ferais la prochaine fois. C’est là que j’ai finalement accepté le fait d’être malade et que cette maladie s’appelait le syndrome de la bipolarité.

J’ai entamé des recherches sur ma maladie et sur les traitements possibles, ainsi que sur les changements que je pourrais apporter à mon mode de vie. J’ai non seulement accepté ma maladie, mais je suis devenu un expert en la matière. Je l’ai accueilli. Ce fut, pour moi, le bon chemin à suivre. Six mois plus tard, mon état s’était stabilité et en juin 2009, j’ai célébré 4 ans de bien-être et de guérison.

Portez-vous bien,
Jason Finucan

DVD Le Projet 80/20 – Thème no 8

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DVD Le Projet 80/20 – Thème no 8 – Stress = instabilité = rechute

Le huitième thème du Projet 80/20 que j’aimerais aborder est la gestion du stress pour prévenir l’instabilité dans votre vie et, par conséquent, prévenir une rechute potentielle. Ce sujet clé touche à un aspect vital du chemin d’un individu vers le bien-être continu.

Plusieurs maladies mentales, dont mon trouble bipolaire, nécessitent une certaine forme de traitement médical dans un but de stabilisation. Cependant, comme Mike le souligne dans le titre de son DVD le Projet 80/20, les médicaments peuvent être un outil important pour la réduction des symptômes de la dépression, du trouble bipolaire et d’autres maladies mentales, mais ce n’est pas suffisant pour nous garder en santé. Notre mode de vie de tous les jours, la façon dont nous traitons notre corps et notre esprit, trace le reste du portrait.

En trouvant des moyens de régulariser votre sommeil – probablement le facteur le plus important de votre bien-être, vous pourrez grandement réduire les risques de rechute. De plus, la diminution du stress quotidien, tout en apprenant à composer avec le stress qui existe déjà dans votre vie, aura un impact favorable important sur votre bien-être. D’autres habiletés comprennent une bonne alimentation, l’exercice, la poursuite d’activités satisfaisantes et stimulantes, ainsi que la réduction de votre charge de travail, entre autres choses.

Combinés à la médication, toutes ces habiletés vous aideront à intégrer la stabilité, le bonheur et la paix dans votre vie. Je suis entièrement d’accord avec Mike sur le fait que la rechute est moins probable chez une personne stable, heureuse et en paix.

Portez-vous bien,
Jason Finucan

DVD Le Projet 80/20 – Thème no 7

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DVD Le Projet 80/20 – Thème no 7 – Apprendre des rechutes…

Le septième thème du Projet 80/20 que j’aimerais aborder est comment nous pouvons tirer profit de nos rechutes. J’ai été touché de voir que ce sujet occupait une place importante du projet 80/20 de Mike, puisqu’il s’agit d’une habileté si importante pour quiconque souffre d’une maladie mentale – et pourtant, on en parle rarement.

D’expérience personnelle avec le trouble bipolaire, je peux particulièrement comprendre l’importance de briser le cycle des rechutes. Du début de l’année 2002 au mois de juin 2005, j’ai connu environ une vingtaine de changements importants de mon humeur, de carrément dépressif à complètement maniaque, encore et encore. Au tout début, j’allais d’une hypomanie légère à une dépression grave et, chaque fois, j’ai été obligé d’accepter (et de tirer des leçons de) mes rechutes.

Évidemment, il n’est jamais facile de subir une rechute. Il y a la frustration, la perte d’espoir, la colère, la confusion et la peur – et ressentir toutes ces émotions est tout à fait normal. La clé est de résister à la tentation de se vautrer dans ces émotions et de leur permettre de persister, puisque du traitement sain d’un traumatisme, elles peuvent rapidement devenir une force négative, voire corrosive.

La disposition de l’esprit la plus efficace pour moi a été de me concentrer sur le fait que j’avais déjà connu la santé, et que je pouvais donc la recouvrer. Ou plutôt, que j’allais la recouvrer. En centrant mon attention sur le simple fait que je n’avais pas toujours été malade, j’ai été en mesure de reconstruire l’espoir en ma capacité de rétablissement. Et j’ai toujours cru qu’éventuellement, le cycle rétablissement-rechute-rétablissement prendrait fin tel que présenté dans cette séquence : par le rétablissement.

Portez-vous bien,
Jason Finucan

DVD Le Projet 80/20 – Thème no 6

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DVD Le Projet 80/20 – Thème no 6 – Parler de votre maladie, mais à qui?

Le sixième thème du Projet 80/20 que j’aimerais aborder est le fait de parler de sa maladie. Puisque la maladie mentale est stigmatisée, cette décision peut s’avérer plus complexe que ce le serait pour une maladie physique. Voilà pourquoi je vous encourage à tirer vos propres conclusions – après avoir demandé conseil à votre famille, vos meilleurs amis et votre médecin – sur ce qui vous convient le mieux. Je ne peux que vous parler de mon expérience, dans l’espoir que cela puisse vous être utile.

Alors que je commençais à avoir des symptômes du trouble bipolaire, je suis tombé profondément dans le piège de l’autostigmatisation. J’ai gardé le « secret » sur ma situation très privée et j’ai refusé d’en parler, sauf à mes proches. Ce n’est qu’après deux absences professionnelles et avoir vécu environ deux ans avec les symptômes que j’ai appris une façon différente de gérer ma maladie.

Je me suis rendu compte que j’avais déjà fait l’expérience de l’échec d’un organe important auparavant – mon cœur avait déjà eu besoin d’une chirurgie pour corriger une anomalie congénitale. Au moment de la chirurgie, j’étais âgé de 12 ans et aucun secret n’entourait mon état de santé. Lorsque c’était approprié, ceux qui avaient besoin ou qui désiraient savoir étaient informés, tandis que les autres ne l’étaient pas.

Puisque le trouble bipolaire est un dysfonctionnement chimique du cerveau, pourquoi devrais-je traiter cet état différemment? J’ai compris que la seule différence venait de la stigmatisation sociale, qui est elle-même ancrée dans l’ignorance. J’ai opté pour la résistance en traitant mon trouble bipolaire exactement comme je traiterais mon problème cardiaque s’il refaisait surface. Cela signifie que bien plus de gens de mon entourage, y compris certains collègues et supérieurs au travail, ont été informés de façon ouverte et honnête.

Pour moi, cette stratégie s’est avérée fort positive. Elle m’a aidé à me tenir debout, à lever le voile sur le stigma que la société jette sur ceux qui souffrent de maladies mentales. Surtout, cela m’a aidé à sortir de l’ombre de ma propre stigmatisation.

Portez-vous bien,
Jason Finucan

DVD Le Projet 80/20 – Thème no 5

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DVD Le Projet 80/20 – Thème no 5 – Ne jamais abandonner…

Le cinquième thème du Projet 80/20 que j’aimerais aborder est l’importance de ne jamais abandonner. La résilience est souvent le facteur déterminant entre la réussite et l’échec, dans n’importe quelle sphère de la vie. Lorsqu’une personne est confrontée au défi de vivre avec une maladie mentale, son refus de baisser les bras sera sûrement le pivot de la rapidité de son rétablissement.

J’ai souvent entendu d’autres personnes dire que cela est plus facile à dire qu’à faire, et je suis entièrement d’accord. Il peut être décourageant de faire de son mieux chaque jour pour combattre la peur et la perte qui accompagnent la maladie mentale. Les symptômes du trouble bipolaire, de la dépression, de la schizophrénie, du trouble obsessionnel compulsif ou de toute autre maladie mettront à l’épreuve la volonté de la personne la plus forte.

Il y a de toute évidence eu des jours, voire parfois des semaines et des mois, où j’ai vraiment eu peur de ne pas pouvoir m’en sortir. Dans ces moments, j’ai appris à restreindre mon champ de vision et à trouver des petites victoires pour ne pas abandonner. Par exemple, quand j’étais gravement dépressif, je refusais de laisser passer même une seule journée sans aller prendre une courte marche. Chaque jour où je me suis forcé à respecter cette promesse était une victoire. C’était un exemple de ma volonté à ne jamais abandonner.

Ce thème comporte également une vérité aveuglante : nous alimentons nos propres peurs en arrêtant d’apprendre, de chercher, de parler et d’essayer. Donner libre cours au désespoir est une garantie que le chemin du rétablissement sera long et pénible. Il n’y a pas de voie de contournement, sauf évidemment, le refus de baisser les bras. Avoir un espoir inébranlable et croire en sa capacité de rétablissement peuvent être les outils les plus puissants que vous possédez.

Portez-vous bien,
Jason Finucan

DVD Le Projet 80/20 – Thème no 4

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DVD Le Projet 80/20 – Thème no 4 – Nous sommes plus qu’une maladie…

Le quatrième thème du Projet 80/20 que j’aimerais aborder est le fait que nous sommes plus qu’une maladie. À priori, ça peut paraître simpliste, voire évident. Toutefois, le climat de peur et de stigmatisation entourant la maladie mentale rend ce thème important à traiter.

Comment pouvons-nous éviter d’être défini par notre maladie, particulièrement lorsqu’elle a le pouvoir de modifier notre comportement? Comment éviter que ceux qui nous entourent pensent toujours à nous en fonction de notre maladie? Voilà de bonnes questions et, bien que je ne prétende pas avoir réponse à ces interrogations, j’espère que je saurai vous aider à soulever des discussions qui pourraient vous aider à trouver votre propre solution.

Je crois qu’une grande partie de la responsabilité revient à la personne qui souffre de cette maladie puisque celle-ci a la possibilité de donner le ton de toutes ses relations. Lorsqu’une personne refuse d’être victime d’autostigmatisation, elle force les autres à reconnaître leurs propres opinions et leurs degrés de conscientisation. Si une personne évite de parler trop souvent de sa maladie et des symptômes dont elle souffre, elle empêche les autres de ne la considérer que par la lanterne de la maladie.

Tandis que j’apprenais à vivre avec le trouble bipolaire, il y a de toute évidence eu de nombreux instants où j’ai senti qu’elle avait pris le dessus et qu’il y avait peu de différences entre elle et moi. Avec le temps, cependant, j’ai compris que le bien-être se traduisait par la distinction entre les symptômes d’une maladie – un échec physique des fonctions de mon cerveau – et mon esprit, ma personnalité, mes raisons d’aimer la vie et mon identité.

Portez-vous bien,
Jason Finucan

DVD Le Projet 80/20 – Thème no 3

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DVD Le Projet 80/20 – Thème no 3 – L’importance d’un réseau de soutien…

Le troisième thème du Projet 80/20 que j’aimerais aborder est celui de l’importance d’avoir un solide réseau de soutien. Je peux affirmer en toute confiance que votre famille, vos amis, votre conjoint ou conjointe et les professionnels de la santé qui font partie de votre vie jouent un rôle essentiel en ce qui a trait à votre rétablissement. Vivre avec une maladie mentale, particulièrement au cours de la période initiale de découverte déstabilisatrice et inquiétante, est un des défis les plus difficiles qu’une personne doit surmonter au cours de sa vie. Et comme tout grand défi, il est impossible d’y faire face seul.

Lorsque j’ai eu mes premiers symptômes graves de trouble bipolaire, j’ai trouvé consolation, direction et force auprès de mes proches. J’ai aussi appris que je ne pouvais dépendre que d’eux, qu’il était également important pour moi de demander des soins de santé de qualité et de trouver d’autres ressources. J’ai consulté un psychologue pour explorer toute origine émotionnelle possible de ma dépression et, quand il est devenu évident qu’il s’agissait d’un trouble physique, j’ai consulté un psychiatre. Voilà ce qui a éventuellement mené à un diagnostic de bipolarité et à un traitement adéquat à l’aide de psychorégulateurs.

C’est à ce moment-là que j’ai également découvert AMI-Québec et les nombreuses ressources que l’organisme a à offrir. Les cours du programme éducatif d’AMI-Québec et les témoignages de rétablissement comme ceux de HistoireDeMike.com m’ont aidé à accepter ma maladie, à apprendre comment vivre avec elle et à garder l’espoir de m’en sortir.

Si vous ou un de vos proches vivez avec une maladie mentale, qu’il s’agisse d’un diagnostic récent ou d’une réalité à long terme, j’espère que vous saurez accepter du soutien sous toutes ses formes. Cela peut également faire une différence importante si vous êtes proactif et que vous allez chercher de l’aide auprès des médecins et des organismes comme AMI-Québec. Je suis persuadé que cet effort même représente un pas en avant sur le chemin du rétablissement.

Ce le fut pour moi.

Portez-vous bien,
Jason Finucan

DVD Le Projet 80/20 – Thème no 2

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DVD Le Projet 80/20 – Thème no 2 – Le besoin de modèles…

Le deuxième thème du Projet 80/20 que j’aimerais aborder est le besoin de modèles à émuler. Pourquoi? Parce que si Mike Santoro n’avait pas été un exemple à suivre, je ne participerais pas aujourd’hui aux efforts pour contrer la stigmatisation et je ne serais pas porte-parole des démarches pour bien vivre avec une maladie mentale.

Alors que je commençais à accepter mon trouble bipolaire, je me suis inscrit au cours Mood & Thought Disorders « troubles de l’humeur et de la pensée» d’AMI-Québec. J’espérais en apprendre davantage au sujet de ma maladie afin de pouvoir mieux la gérer. Au troisième cours, un présentateur-invité nous a raconté comment il vivait avec une maladie mentale et comment il avait réussi à se remettre sur pied pour bien vivre malgré les nombreux défis.

Cette personne, c’était Mike Santoro. C’était la première fois que j’entendais quelqu’un parler de son expérience de faire face à la dure réalité qui était maintenant la mienne. Ce n’était pas un médecin, un infirmier, un membre de ma famille ou un ami qui tentait d’établir un rapport avec moi. C’était une personne dont c’était aussi le lot, et il s’en était sorti. Après ce cours, j’avais pris deux décisions. D’abord, j’allais trouver une façon de m’en sortir. Si Mike en avait été capable, je le pouvais également. Puis, dès que je serais certain de bien aller, j’allais offrir mes services à AMI-Québec pour partager mon expérience. Moins d’un an plus tard, voilà exactement ce que j’ai fait.

Il est important de comprendre que Mike m’a donné l’espoir de pouvoir m’en sortir. Il m’a aussi montré une façon extraordinaire d’aborder cette expérience épouvantable qui, par moments, me semblait être une malédiction, et à transformer le tout en une force positive et puissante.

Mike a été pour moi un modèle à émuler, et j’espère servir d’exemple à d’autres. Si Mike, moi ou qui que ce soit d’autre est source d’inspiration pour quelqu’un, j’espère qu’il pourra par la suite partager son expérience et offrir bénévolement son temps aux organismes s’occupant de santé mentale.

En tant que communauté, nous avons le pouvoir de faire une différence extraordinaire.

Portez-vous bien,
Jason Finucan

DVD Le Projet 80/20 – Thème no 1

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DVD Le Projet 80/20 – Thème no 1 – Les personnes avec un vécu de problème de santé mentale doivent faire valoir leurs droits…

Lorsque Mike Santoro a lancé le DVD le Projet 80/20, comme toute autre personne de son entourage, j’ai acheté avec plaisir un exemplaire que j’ai visionné sans tarder. Maintenant que l’eau a quelque peu coulé sous les ponts, je crois qu’il s’agit là d’un important projet qui mérite d’être discuté davantage. Voilà pourquoi j’ai visionné de nouveau le DVD et que je rédige un bref article sur dix des thèmes qui me rejoignent personnellement.

Le premier thème du Projet 80/20 que j’aimerais aborder est le fait que les personnes avec un vécu de problème de santé mentale doivent faire valoir leurs droits. À mon avis, cet enjeu est véritablement au cœur de tout effort visant l’amélioration de l’expérience de ceux qui souffrent d’une maladie mentale. Je crois que nous jouissons aujourd’hui d’un élan qui n’était pas là auparavant, et plus de travail est entrepris pour éduquer les gens au sujet de la maladie mentale et pour réduire les stigmates. Cependant, tout cela risque d’être inutile si la personne vivant avec une maladie mentale opte de se stigmatiser elle-même ou d’accepter les stigmates des autres.

Si quelqu’un choisit d’accepter un traitement médiocre de la part de ses médecins, sa famille, ses amis et ses collègues, les efforts de la communauté environnante sont alors inutiles.

Je me base sur mon expérience et, d’une certaine façon, je m’adresse également à moi-même. De 2003 à 2005, tandis que je souffrais de symptômes de trouble bipolaire à cycle rapide, j’ai refusé de reconnaître la maladie. Je la taisais à ma famille, mes amis et mes collègues. Durant la première année des symptômes, je tournais le dos à ma médication, et je souffrais généralement davantage d’autostigmatisation que de stigmatisation de la part d’autrui.

Puisqu’il m’est impossible de changer le temps qu’il m’a fallu, pour accepter la maladie, trouver la paix et la vérité, je partage mon histoire avec vous et je souhaite sincèrement pouvoir vous aider, vous ou un proche, à trouver cette sérénité plus rapidement que moi.

Portez-vous bien,
Jason Finucan